Chroniques

Fin de semaine de rêve à Dreamhack Montréal

Du 12 au 14 août se tenait à la Place Bonaventure de Montréal la première édition canadienne du plus grand et prestigieux LAN party au monde, DreamHack. Plus de 2000 personnes s’étaient donné rendez-vous  pour célébrer les jeux vidéo et  les eSports. Au menu de la compétition : Starcraft 2, Hearthstone, Overwatch, CS:GO, League of Legends, Rocket League, Super Smash Bros. Melee et Street Fighter V.

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Une partie de la section LAN

Première observation en entrant dans la salle principale et en constatant l’éclairage : les eSports, c’est sombre, c’est bleu pis c’est vert. Bref, les mêmes couleurs que celles des canettes de Monster qui, sans surprise, étaient distribuées gratuitement – une opération marketing réussie, car j’ai le goût d’en « tinquer » une caisse depuis mon retour de Dreamhack, moi qui n’en bois jamais. Déjà vendredi soir, la salle n’était éclairée que par la lueur des centaines de moniteurs et des écrans géants qui diffusaient les matchs des compétitions devant des estrades géantes. Plusieurs kiosques et marchands de tout acabit étaient sur place pour satisfaire (et créer) les besoins des passants. Ta carte vidéo a rendu l’âme et t’as 300 piastres de lousse? Y’a un vendeur pour toi. Tu veux essayer des jeux indépendants développés à Montréal et des casques de réalité virtuelle? Y’en a. Tu veux regarder quelqu’un détruire Kirby All-Stars sur SNES le plus rapidement possible? Y’est là! Le Randolph Pub Ludique, qui n’a rien à voir avec les jeux vidéo, était même sur place avec des tables et des jeux de société pour que les gens se souviennent qu’il y a une vie et des humains derrière les écrans. Pas besoin de continuer à dessiner le portrait de la bête. Ça n’a pas de bon sens comment c’était gros!

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La zone Indie, avec ses kiosques et ses poufs

Les cris d’encouragement qui retentissaient de part et d’autre, lorsque les favoris de la foule montaient sur scène ou faisaient un bon coup, électrisaient l’ambiance. Il faut savoir que le tournoi de Starcraft 2 offrait une bourse de 150 000 $ et l’opportunité de se qualifier pour le championnat mondial (World Championship Series). L’élite mondiale ne s’est donc pas fait prier pour investir les lieux! Les autres tournois, lesquels avaient une cagnotte plus raisonnable, avaient une saveur plus locale. Il ne faut toutefois pas croire que le niveau de jeu et d’intensité en souffrait. Les meilleurs joueurs québécois se sont présentés et ont offert des performances spectaculaires. Du talent, au Québec, il y en a!

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Les spectateurs attendant avec impatience que le tournoi de Starcraft 2 commence

Le mot de la fin

Dreamhack Montréal 2016 a été, pour ma part, une expérience des plus agréables! À une époque où les jeux vidéo sont principalement joués en ligne, il est rafraîchissant de se rassembler  avec des dizaines de semblables pour s’éclater et discuter jusqu’aux petites heures du matin. En quittant, je vous laisse sur ma superbe débandade face à Fluxwavez durant la deuxième ronde du tournoi à élimination double de Street Fighter V. Je me suis bien repris, car j’ai terminé neuvième sur 92 joueurs; un sommet personnel!